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La matrice d'Eisenhower, en séance
Urgent et important sont deux axes différents. Le client le sait déjà : l'intérêt de l'exercice n'est pas de trier, c'est de voir ce qu'il place en urgent alors que personne ne le lui a demandé.
Ce qui change en coaching
En gestion du temps, la matrice sert à décider quoi faire. En coaching, elle sert à faire apparaître un rapport à l'urgence : qui décrète qu'une tâche est urgente, et ce que le client obtient en restant occupé.
Placer les tâches
Écrivez une tâche, puis choisissez son quadrant. Rien n'est envoyé.
Urgent et important
à faire maintenant
Rien ici : rare, et intéressant en soi.
Les vraies urgences, et tout ce qui a été laissé mûrir jusqu'à en devenir une. La distinction se fait en séance, pas dans le tableau.
Important, pas urgent
à planifier
Vide. C'est souvent là qu'est le sujet de la séance.
Le quadrant qui construit, et le premier sacrifié. Un quadrant 2 vide est le signal le plus parlant de l'exercice.
Urgent, pas important
à déléguer ou à refuser
Aucune demande extérieure ? À creuser.
Les demandes des autres. Le quadrant où l'on découvre ce que le client n'arrive pas à refuser, et à qui.
Ni urgent ni important
à laisser tomber
Personne n'a un quadrant 4 vide dans les faits.
Ce que le client y met dit ce qu'il fuit ailleurs. Le temps réellement passé ici mérite d'être nommé sans jugement.
Ce que la répartition suggère
Ajoutez quelques tâches pour voir la répartition se dessiner.
En séance, demandez au client de citer ce qui lui vient, sans chercher l'exhaustivité. Les premières tâches nommées sont les plus révélatrices.
Répartition
Les questions qui comptent
Une question par quadrant, pas un plan d'action.
Le tri est fait en trois minutes. La séance commence après, quand vous demandez d'où vient chaque placement.
Depuis quand cette tâche est-elle urgente ?
Qui a décidé qu'elle l'était ?
Qu'est-ce qui se passerait si vous la faisiez la semaine prochaine ?
Qu'est-ce qui devrait être ici et n'y est pas ?
À quel moment de votre semaine cela pourrait-il tenir ?
Qu'est-ce que ça vous coûte de le repousser encore ?
À qui pourriez-vous confier ça ?
Qu'est-ce qui vous empêche de le déléguer ?
Que craignez-vous s'il n'est pas fait à votre façon ?
Combien de temps y passez-vous vraiment ?
Qu'est-ce que ça vous apporte, même si c'est inavouable ?
Qu'est-ce que vous évitez pendant ce temps-là ?
Les trois pièges
Quand la matrice devient une to-do list.
Trier à la place du client
Vous voyez immédiatement où va chaque tâche, et c'est exactement pour ça qu'il ne faut pas le dire. Le placement erroné est l'information la plus utile de l'exercice.
S'arrêter au quadrant 1
Un quadrant 1 saturé se commente tout seul et occupe toute la séance. Le vrai sujet est presque toujours dans le quadrant 2 vide, ou dans le 3 que le client refuse de déléguer.
Sauter le quadrant 4
« Ni urgent ni important » n'est pas une catégorie honteuse à évacuer. Ce que le client y met, et le temps qu'il y passe réellement, en dit long sur ce qu'il fuit ailleurs.
Avec Klarity
Le rapport à l'urgence se voit sur six mois, pas sur un tableau.
Si la charge revient de séance en séance, Klarity le montre : le thème est daté, son intensité suit, et le chat mémoire dit sur quels sujets le client vous a déjà annoncé qu'il allait ralentir.
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Ce que les coachs nous demandent
Qu'est-ce que la matrice d'Eisenhower ?
C'est un outil de gestion des priorités attribué au président Dwight Eisenhower. Il classe les tâches selon deux critères, l'importance et l'urgence, en quatre quadrants : faire, planifier, déléguer, éliminer.
Quelle est la différence entre urgent et important ?
Urgent : ça réclame une action immédiate (une échéance, une sollicitation). Important : ça contribue à vos objectifs de fond. Beaucoup de tâches urgentes ne sont pas importantes ; le piège est de leur laisser toute la place.
Mes tâches sont-elles enregistrées ?
Non. Tout reste dans votre navigateur : rien n'est envoyé ni conservé, et recharger la page vide la matrice. Reportez le tri dans votre propre outil une fois l'exercice terminé.
Par quel quadrant commencer ?
Par « important, peu urgent » (Planifier). C'est là que se jouent les objectifs de fond, et c'est le quadrant que l'urgence fait toujours passer à la trappe. Le protéger change tout.
Branchez votre agenda. La première séance est en mémoire ce soir.
Quelques minutes de configuration, puis Klarity travaille en arrière-plan : captation, synthèse, mémoire et briefing de la séance suivante.
